Robotique d'entrepôt

 

La robotique d'entrepôt consiste à utiliser des machines autonomes ou semi-autonomes, définies par logiciel et équipées de nombreux capteurs, pour effectuer des tâches physiques traditionnellement réalisées par des humains dans les centres de distribution.

Les cas d'utilisation les plus courants vont du transport de bacs de marchandises vers les personnes et du tri à grande vitesse à la palettisation, la dépalettisation et même les inventaires cycliques aériens. Intégrés à un système de gestion d'entrepôt (WMS) et orchestrés par des planificateurs de trafic et de tâches en temps réel, les robots peuvent augmenter le débit par mètre carré, réduire les délais de traitement des commandes et atténuer la volatilité de la main-d'œuvre.

Quels sont les types de robots les plus courants dans les entrepôts modernes ?

 

  • AMRs - Robots autonomes qui naviguent par LiDAR et SLAM pour amener les bacs, les chariots ou les palettes aux opérateurs.
  • AGVs - Véhicules guidés par le chemin (aimants / codes QR) adaptés aux déplacements de palettes plus lourdes.
  • Grues et navettes AS/RS - Machines de stockage à haute densité qui placent ou récupèrent des bacs, des cartons ou des palettes.
  • Bras robotisés - Guidés par la vision pour la palettisation, la dépalettisation ou le prélèvement d'articles à une cadence pouvant atteindre 1 000 cycles/heure.
  • Drones d'inventaire - Unités RFID ou à balayage optique qui effectuent des inventaires de nuit de manière autonome.

Quel retour sur investissement les entreprises peuvent-elles attendre de la robotique d'entrepôt ?

 

La période de retour sur investissement est généralement comprise entre 18 et 36 mois, en fonction des facteurs suivants :

  1. Économies de main-d'œuvre (réduction de 30 à 60 % du temps de marche).
  2. Gains de capacité (stockage plus dense, cycles plus rapides).
  3. Réduction des erreurs ( 0,1 % d'erreurs de prélèvement grâce aux contrôles visuels).
  4. Amélioration de la sécurité (moins d'accidents impliquant des chariots élévateurs).

 

Les modèles de coût total de possession (TCO) doivent inclure la maintenance, les abonnements aux logiciels et la prime de flexibilité (les robots peuvent être redéployés sur de nouveaux sites).

 

Comment la robotique peut-elle améliorer les indicateurs de durabilité ?

 

Les robots permettent de créer des installations plus petites et plus denses à proximité des clients finaux, réduisant ainsi les émissions du dernier kilomètre. Les batteries lithium-fer-phosphate à haut rendement énergétique, le freinage régénératif sur les navettes AS/RS et la cartonnisation algorithmique permettent ensemble de réduire de plus de 10 % les émissions de CO₂ par commande expédiée.

Les robots sont-ils compatibles avec les pics d'activité saisonniers ?

 

Oui. Les entreprises ajoutent régulièrement des « locations de robots » sous forme de contrats AMR à court terme afin de quadrupler le nombre de commandes traitées par heure pendant le Black Friday et le Singles' Day. Les gestionnaires de flotte basés sur le cloud intègrent des unités supplémentaires en quelques heures, et non en plusieurs semaines, tandis que des tableaux de bord ludiques garantissent une collaboration homme-robot sûre et productive.